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Dans les pays de
l'ex-Yougoslavie.
Le B.E.O.C, et
1e groupe des objecteurs serbes ont organisé une rencontre les 14, 15 et 16
septembre à Belgrade. Le premier jour a vu la réunion d'une trentaine de
personnes, membres du B.E.O.C. (d'Allemagne, Espagne, France, Grèce, Hongrie
et Pays Bas), représentants des groupes d'objecteurs de Serbie, Vovodine,
Monténégro, Macédoine, Croatie et Bosnie et du Comité des avocats
yougoslaves pour les Droits de l'Homme, militantes des Femmes en Noir de
Belgrade ainsi qu'un représentant de l' O.S.C.E. et une déléguée du Haut
Commissariat pour les Droits de l'Homme des Nations Unies, en présence de
journalistes.
Après
une prise de
conscience collective de la dramatique situation internationale, l'ordre du
jour de la rencontre a été le suivant :
‑
situation de l'objection de conscience dans les pays de l'ex‑Yougoslavie,
‑ campagnes
menées pour l'obtention d'un statut des objecteurs en Yougoslavie,
‑ présentation
d'un projet de loi par les avocats (initiative soutenue par 30 000
personnes) et débat sur le texte.
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solidarité internationale.
Le lendemain devait être consacré à une rencontre avec des députés de
différents partis politiques. Compte‑tenu de la gravité de la situation
internationale, ou de leur peu d'intérêt pour le sujet, les députés ne se
sont pas dérangés. Le Conseil d'Administration du B.E.O.C., élargi aux
objecteurs des pays de l'ex‑Yougoslavie, s'est tenu après, examinant les
possibilités de soutien international.
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En
Croatie les demandes de statut sont recevables à tout moment depuis 1998 ;
la durée du service militaire vient d'être réduite à 6 mois et celle du
service civil à 8 mois, en conséquence le nombre des objecteurs connaît une
croissance importante . il devrait atteindre 15 % du total des recrues en
2001.
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En
Macédoine une loi reconnaissant le droit à l'objection de conscience est
entrée en vigueur le ler juin. Elle est très éloignée des standards
européens : il s'agit en fait de modalités d'accomplissement du service
militaire (à l'instar de la loi française de 1963), le service militaire
dure 9 mois, le service non armé et le service civil 14, la procédure et le
suivi sont du seul ressort du ministère de la défense.
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En
Bosnie serbe il n'existe rien concernant l'objection tandis qu'en Bosnie croato‑musulmane le droit à l'objection est inscrit dans la Constitution
mais il n'y a aucune législation à propos du service civil.
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Un
séminaire aura prochainement lieu à Sarajevo dans le cadre d'une campagne
pour l'objection.
Un
autre séminaire est prévu pour mai‑juin 2002 au Centre Européen de la
Jeunesse à Strasbourg. I1 se terminera par l'Assemblée Générale du B.E.O.C.
Nous n'avons pas encore réussi à faire reconnaître réellement l'objection de
conscience en Yougoslavie mais cette rencontre est un pas important dans
cette lutte.
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