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Un entretien avec Georges Navel : Une aventure espagnole En 1936, quand tu pars pour l’Espagne, tu
passes par la filière anarchiste de Perpignan et tu te retrouves
dans la colonne Ascaso. Pourtant, à cette époque, tu es
encarté au PC… |
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Chacun son royaume
d’anarchie |
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Mon cher Kottelanne, |
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| En témoignage |
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Les quatre
cercles de la mémoire Georges Navel, une vie, des livres MAIDIERES, première étape d’une géographie de la mémoire que Navel ne cessera d’explorer à travers ses livres, un village de Meurthe-et-Moselle où Georges, le « queulot », dernier-né d’une longue fratrie – treize frères et sœurs, dont cinq sont morts à sa naissance, le 30 octobre 1904, à Pont-à-Mousson – a appris l’essentiel de la vie des hommes : la gêne, le dur labeur et la fierté. Il est venu au monde dans une famille pauvre de paysans lorrains prolétarisés. Ses frères et sœurs travaillent depuis leur plus jeune âge, le père est manœuvre aux fonderies de Pont-à-Mousson, la mère s’occupe de la maison et des travaux des champs. L’enfance a son espace, son « bel entour ». La suite |
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Le travail
de la main à plume IL faut en toutes choses savoir de quoi l’on parle et, par force, préciser : il y a maldonne à faire de Georges Navel un « écrivain prolétarien ». Non que l’étiquette soit infamante – plutôt le contraire –, mais, dans son cas, elle ne réduit pas seulement la portée de son œuvre, elle en nie, surtout, la parfaite singularité. Ici ou là, pourtant, certains de ses analystes, et particulièrement ceux qui se sentent en communauté d’idée avec lui, ont été tentés de le ranger, à la meilleure place il est vrai, dans cette approximative catégorie de la littérature prolétarienne. Un peu par commodité, un peu par intérêt. En oubliant le clair avertissement que Navel luimême adressa à la postérité : « Je ne me sens pas plus ouvrier que Paul Valéry. » La suite |
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| Bibliographie | ||