Socialisme ou Barbarie
La bureaucratie inamovible qui dirige les partis et syndicats réformistes fait partie du régime, elle utilise les luttes ouvrières pour se tailler une place dans sa gestion. La bureaucratie "communiste" veut utiliser les luttes ouvrières pour établir un régime de type russe, trompeusement intitulé "socialiste", où les dirigeants de l'Etat et de l'économie prennent la place des patrons privés cependant que la situation réelle du travailleur reste inchangée.
Les travailleurs ne seront libérés de l'oppression et de l'exploitation que lorsque leurs luttes aboutiront à instaurer une société véritablement socialiste, où la production et l'économie seront soumises à la gestion ouvrière. La seule voie conduisant à une société socialiste, c'est l'action autonome et consciente des masses travailleuses, non pas le coup d'Etat d'un parti bureaucratique et militarisé qui instaure sa propre dictature.
Pour défendre ces idées et les diffuser dans la classe ouvrière, une nouvelle organisation révolutionnaire est nécessaire, qui sera basée sur la démocratie prolétarienne. Les militants n'y seront plus des simples exécutants au service d'une bureaucratie dirigeante, mais détermineront eux-mêmes l'orientation et l'activité de l'organisation sous tous ses aspects. L'organisation ne visera pas à diriger la classe et à s'imposer à elle, mais sera un instrument de sa lutte.
Ces idées, exprimées depuis 1949 dans la revue Socialisme ou Barbarie, forment la base du groupe Socialisme ou Barbarie en France. Des groupes fondés sur les mêmes conceptions existent en Angleterre (Solidarity) et en Italie (Unità Proleteria).
DECLARATION DE PRINCIPES